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Le nombre de seniors accros à la drogue prêt à exploser avec les départs en retraite

On parle toujours de la consommation de drogues des jeunes, chez les vieux ça va devenir la mode il paraît...

http://www.seniorscopie.com/actu/article.asp?id=070522184510&rub=san 
The Globe and Mail
"Number of drug-addicted seniors to surge as boomers retire"
14 mai 2007


Les enfants du baby-boom risquent fort d'entrer dans l'âge de la retraite sans laisser leur narcodépendance à la porte. Cette tendance, qui traduit également le mal-être de certains retraités, risque de poser de sérieux problèmes de gestion des soins du fait du silence qui entoure le phénomène.

Une récente étude du Canadian Centre on Substance Abuse a révélé que 600 000 seniors canadiens avouaient s'adonner à la boisson ou aux drogues.
Le chiffre s'avère inquiétant si l'on considère que la population des 65-74 ans, déjà forte de 4,3 millions de citoyens risque de doubler entre aujourd'hui et 2026.
La dizaine d'organisations prenant en charge la dépendance des aînés s'inquiète d'autant plus de cette hausse que le phénomène est encore largement passé sous silence.
Selon Marilyn White Campbell, travailleuse sociale dans les programmes d'information sur la dépendance à l'égard de l'alcoolisme, s'ajoute toute une liste de pharmacodépendances pour les seniors. Ces derniers peuvent consommer de la marijuana, de l'héroïne, du crack ou de l'OxyCotin. Certains sont même sous méthadone.
Cette explosion dans nombre de cas est essentiellement explicable par la démographie : près d'un baby boomer sur trois a été consommateur depuis ses années d'études.
Mais la difficulté à faire face aux difficultés de l'âge est aussi un facteur important ; la douleur causée par la perte d'un conjoint ou certaines infirmités incitent parfois à reprendre ou à se lancer dans l'usage de stupéfiants.
Mais cette habitude n'est pas sans conséquences dans la mesure ou, vers cet âge, le corps supporte moins bien ce genre de substances. "Ils sont plus enclins à l'overdose, au séjour à l'hôpital ou même à mourir", indique Charmaine Spencer, chercheuse en gérontologie à l'université Simon Fraser.
Même la plus bénigne des drogues vendues dans la rue peut causer certaines formes de démence ou de sénilité.
Inciter à la modération a été la méthode la plus employée jusqu'à présent. Mais harmoniser ce genre d'habitudes avec la règle des maisons de retraite où même le tabac n'est pas autorisé risque de s'avérer difficile quand des flots de boomers les envahiront.



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