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George Soros, le milliardaire qui veut légaliser les drogues

Des personnalités politiques s'unissent pour décriminaliser la drogue...

Source : http://www.solidariteetprogres.org/article4434.html
Date :  16 août 2008

15 août 2008 (LPAC) ? Ces derniers mois, le méga-spéculateur britannique George Soros a renforcé ses positions capitalistiques au Brésil, achetant de nombreuses actions de Petrobras, géant du pétrole, et de Vale, géant minier. Tout cet argent attire de nouveaux amis.

Ainsi, au mois d'avril dernier, la « Commission latino-américaine pour la drogue et la démocratie » a vu le jour sous la direction de Fernando Cardoso qui fut président brésilien de 1995 à 2003 et grâce aux financements directs de Soros.

Partant du constat de l'échec des politique d'éradication de la culture de la drogue et de leurs couts « exhorbitants », la commission estime plus intéressant d'opter pour la décriminalisation de la drogue, terme moins choquant que le mot légalisation.

Soros a réussi à attirer une palette de personnalités prestigieuses pour donner un semblant de respectabilité à son opération : Cesar Gaviria, l'ancien président colombien, ainsi que l'ancien président du Mexique Ernesto Zedillo ont accepté de faire partie de la commission.

Parmi les principales organisations ayant contribué à la fondation de cette commission, on trouve l'Open Society Institute de George Soros et l'ONG Viva Rio, également financée par lui.

La commission sera dirigée par des membres du Transnational Institute d'Amsterdam, une organisation elle aussi financée par Soros, actuellement très engagé en faveur de la légalisation de la vente de l'opium en Afghanistan.

En Amérique Latine, le Transnational Institute et l'Open Society Institute avaient mobilisé les producteurs de coca dans les années 90 pour qu'ils se battent pour la légalisation. Un des dirigeants de cette bataille fait aujourd'hui partie de la commission.

Parmi les autres membres notons la présence d'un ancien directeur du Fonds mondial pour la nature WWF Brésil ainsi qu'un ancien candidat à la présidentielle du Pérou, en occurrence un libéral forcené dont la campagne avait été conseillé par Lord Mark Malloch Brown, grand ami de George Soros et Barack Obama.

L'objectif de la commission est de provoquer une révolution philosophique au sujet de la drogue. Il s'agit d'en finir avec la vision « américaine », qui consiste à vouloir faire une « guerre à la drogue » en substituant notamment la production de la drogue avec des productions vivrières, pour « évoluer » vers la vision anglo-hollandaise qui consiste —empire oblige— à abandonner toute lutte contre le trafic et de se concentrer à « limiter les dégâts » de ce qu'on prétend être simplement une phénomène sociologique qu'on essaye de gérer pour le mieux.

Rappelons que le siège du Quantum Fund Nv de Soros se trouve dans les Antilles néerlandaises, un paradis fiscal notoire pour le blanchiment d'argent sale.

La mafia de Soros espère imposer sa vision dans les débats lors de l'Assemblée générale de l'ONU cet automne.

 

George Soros, le philanthrope qui aime se faire détester

Source : http://www.lemonde.fr/archives/article/2008/09/12/george-soros-le-philanthrope-qui-aime-se-faire-detester_1094429_0.html
Date : 12-09-2008

Généreux bienfaiteur, il est accusé de déstabiliser en sous-main les régimes autoritaires d'ex-URSS. Milliardaire spéculateur, il prend un malin plaisir à défendre dans son dernier essai sur la crise financière un contrôle accru des marchés. A 78 ans, Soros reprend sa croisade iconoclaste contre l'ultralibéralisme. Son but : sauver le capitalisme et entrer dans la légende.

De sa voix éraillée et dans son anglais aux forts accents de sa Hongrie natale, George Soros, 78 ans, explique sans détour les raisons qui l'ont poussé en août 2007 à sortir de sept ans de retraite et à reprendre le contrôle opérationnel de son fonds d'investissement-phare. "J'ai vu arriver la tempête financière la plus grave de mon existence et j'ai voulu préserver mon capital."

Taille moyenne, généreuse chevelure grise, visage carré au teint halé qui fait ressortir ses yeux bleu vif, le célèbre financier et philanthrope ne fait pas son âge. Grâce à son regard, surtout, expressif comme celui d'un enfant. Comme si l'adolescent de Budapest qui a échappé aux griffes des nazis et des communistes s'émerveillait encore d'être assis sur des milliards de dollars et d'avoir une vue imprenable sur Central Park depuis son grand bureau d'angle. Depuis qu'il s'y est réinstallé, il a pu constater qu'il n'a pas perdu la main. Son fonds Quantum a réalisé l'an dernier une marge de 42 %, alors que nombre de ses concurrents mettaient la clé sous la porte. Mais Soros espère surtout que la crise va lui donner raison sur le terrain des idées et faire taire ses détracteurs. Depuis des années, il est l'objet des moqueries des économistes pour sa théorie de la "réflexivité" : les décisions des acteurs économiques ne seraient pas gouvernées uniquement par des critères objectifs mais également par des facteurs irrationnels. En conséquence, au lieu de tendre naturellement vers l'équilibre comme le veut la théorie classique, les marchés dérivent parfois vers les extrêmes, jusqu'à l'inévitable krach.

"Je crois que la bulle immobilière a servi de détonateur nucléaire à la crise globale", explique-t-il au Monde 2, ajoutant que celle-ci marque la fin d'une ère d'expansion du crédit fondée sur le dollar comme monnaie de réserve internationale. C'est pour tirer la sonnette d'alarme et promouvoir sa pensée qu'il a rapidement rédigé un essai (La Vérité sur la crise financière, voir encadré page 30).Il y blâme le " fondamentalisme du marché " initié par le couple Ronald Reagan-Margaret Thatcher à l'aube des années 1980. Drôle d'argument venant d'une personne qui a bâti sa fortune sur la spéculation.


"MERVEILLEUSE IDÉOLOGIE"

George Soros est un personnage complexe. Un financier de haut vol qui pèse 9 milliards de dollars selon le magazine Forbes (lui-même refuse de communiquer sur le montant) mais qui a donné plus de 5 milliards de dollars pour promouvoir les droits de l'homme depuis un quart de siècle. Un pionnier des "hedge funds", ces fonds spéculatifs opaques, mais un farouche démocrate qui réclame une surveillance plus étroite des marchés.

Certains y voient de la duplicité, lui y trouve une logique. "Ma vision du monde est différente de celle des fondamentalistes du marché. Ils croient que la poursuite de l'intérêt particulier contribue au bien commun. C'est une croyance qui les arrange bien, une merveilleuse idéologie pour les capitalistes. Je ne suis pas d'accord. Je pense qu'il y a un intérêt commun qui n'est pas servi par la poursuite étroite de l'intérêt personnel. Je suis prêt à supporter plus de régulation, ce qui pourrait restreindre ma capacité à faire de l'argent, pour l'intérêt commun. Si les gens ne sont pas prêts à le faire, le capitalisme n'est pas viable. Je critique le système capitaliste pour le rendre plus viable. Ce n'est pas facile à comprendre mais c'est le cas." Cette dualité trouve sa source dans une histoire personnelle.

George Soros est né György Schwartz en 1930 à Budapest dans une famille juive bourgeoise. Son père, Tivadar, avocat, avait épousé une femme issue d'une influente famille et décidé de ne travailler que deux heures par jour. Il put ainsi se consacrer à l'éducation de ces deux fils, dont György était le cadet, et à la réflexion. Internationaliste convaincu, il se passionna pour l'espéranto, la langue universelle inventée au XIXe siècle, que son fils comprend toujours. Celui-ci vit une enfance heureuse jusqu'à l'invasion nazie en 1944. Grâce à l'entregent de Tivadar, la famille Soros obtient de faux papiers et échappe à la déportation massive des juifs de Hongrie.

Lorsque les Soviétiques arrivent, Tivadar décide d'envoyer son fils cadet à Londres, qu'il gagne en 1947. Il fait des petits boulots pour suivre des études à la prestigieuse London School of Economics. Il y devient un disciple du philosophe Karl Popper, auteur en 1945 de La Société ouverte et ses ennemis. L'ouvrage affirme la similitude entre communisme et fascisme et préconise une société de débats rationnels où les idées sont en concurrence.

Le jeune homme rêve de suivre les traces de Popper. Mais il ne parvient pas à ordonner sa pensée, et commence à travailler dans la finance à Londres, avant de s'installer, dix ans plus tard, à New York. Il devient analyste puis investit l'argent de ses amis et connaissances, avec succès. En 1969, il crée Soros Management Fund et monte Quantum, l'un des premiers fonds spéculatifs ("hedge funds").Ces fonds d'investissement offrent une liberté d'action unique à leurs gestionnaires, une caractéristique qui sied parfaitement au fougueux Soros. Qui brille par son flair et par son culot. L'investissement de départ, 6 millions de dollars, fructifie, avec des marges annuelles dépassant parfois les 40 %. Lorsque Soros prend sa retraite, le fonds pèse 5,5 milliards de dollars.

S'il devient une légende dans le monde de la finance dans les années 1980, le grand public le découvre lors du "mercredi noir" de septembre 1992. Son fonds, qui a parié à juste raison sur une dévaluation de la livre sterling, empoche la bagatelle d'1 milliard de dollars en une journée. Sa photo se retrouve à la "une" des tabloïds anglais, qui le décrivent comme "l'homme qui a brisé la Banque d'Angleterre".

Soros nie toute responsabilité, affirmant qu'un investisseur ne peut à lui seul faire bouger une monnaie. Mais sa réputation de spéculateur sans scrupule est née et elle prend un nouvel élan cinq ans plus tard lorsqu'il anticipe la dévaluation du baht en Thaïlande.Il est accusé d'avoir précipité la crise asiatique.

RÉSEAU DE FONDATIONS

Soros souligne qu'il a simplement profité du système monétaire international et qu'il a toujours agi selon les règles du marché. Et s'il a dû jouer à l'équilibriste entre ses investissements et ses activités philanthropiques pour éviter des conflits d'intérêts, il met un point d'honneur à souligner que les rumeurs qui ont circulé, notamment en Russie, dans les années 1990, ne sont que des rumeurs.

Le milliardaire n'a jamais été inquiété par la justice. Sauf en France. En juin 2006, la Cour de cassation a confirmé sa condamnation pour délit d'initiés. Il est accusé d'avoir acheté des actions de la Société générale en 1988 après avoir eu connaissance d'une tentative d'acquisition de la banque. S'il admet avoir été mis au courant d'une offre publique d'achat (OPA) à venir, il maintient que l'opération faisait partie d'une stratégie d'achat d'actions de sociétés en voie d'être privatisées. Il est le seul condamné dans l'affaire, ce qui lui fait penser qu'un "préjugé anti-américain doit jouer un rôle" dans cette "injustice". Il a déposé plainte devant la Cour européenne des droits de l'homme.

Soros avoue que cette image de vampire spéculateur lui "fait mal". Certains interlocuteurs ne veulent pas écouter ses idées "car elles viennent du diable". Et cela jette une ombre sur ses activités philanthropiques, centrées sur la promotion de la démocratie libérale et des droits de l'homme dans le monde. "Je prends de l'argent à un bout et je le fais ressortir à un autre, comme une taupe, sourit-il. Mais ce qui me différencie de la taupe, c'est que mes actions sont sous-tendues par une philosophie." A savoir la promotion de la société ouverte de son maître à penser Karl Popper : la structure qui coordonne sa myriade d'activités philanthropiques se nomme l'Open Society Institute.

"SOROSOVAT"

En 1984, il crée en Hongrie une petite organisation qui offre des bourses, distribue des livres et, surtout, 400 photocopieuses à des bibliothèques et des universités afin de favoriser la liberté d'expression et la propagation d'idées nouvelles. Peu après, la perestroïka de Mikhaïl Gorbatchev entrouvre le rideau de fer et Soros crée un réseau de fondations dans nombre de pays européens puis d'ex-Républiques soviétiques et yougoslaves, soutenant notamment les dissidents comme Vaclav Havel en Tchécoslovaquie, Solidarité en Pologne ou les étudiants anti-Milosevic en Serbie. Le réseau se focalise sur la création de médias indépendants, d'organisations non gouvernementales (ONG) ou de programmes d'éducation.Soros intervient ponctuellement.Il avance 100 millions de dollars afin de soutenir les scientifiques de l'ex-Union soviétique ruinés par la fin du communisme ou il donne 50 millions pour la construction d'une usine destinée à fournir de l'eau potable aux habitants de Sarajevo assiégés.

Sa galaxie d'ONG dépense entre 400 millions et 500 millions de dollars par an pour des projets de "société civile" dans plus de cinquante pays. Cela lui a valu d'être comparé aux légendaires philanthropes Andrew Carnegie et John Rockefeller. Mais aussi d'être accusé d'avoir été un facteur de déstabilisation - parfois à la solde de la CIA -, ce qu'il nie, comme lors des "révolutions de couleur" en Géorgie (2003) et en Ukraine (2004). Ses fondations ont été expulsées de Biélorussie (1997) et d'Ouzbékistan (2004). Quant à la Russie, où ses initiatives étaient si nombreuses dans les années 1990 que le verbe "sorosovat" y fut inventé pour signifier "solliciter une donation", elle ne lui a guère porté chance. Il y a investi près d'un milliard de dollars et perdu le double lors de la crise monétaire de l'été 1998. Sa fondation y a connu des problèmes de corruption et il y a mis un terme à ses activités philanthropiques en 2003. A l'époque, il l'avait justifié par le fait que le pays était devenu stable.

Soros donne aujourd'hui une version nettement moins conciliante sur les conditions de ce départ de Russie, expliquant qu'il a préféré plier bagage "avant que les autorités ne le fassent à [sa]place". Il affirme que Vladimir Poutine aurait récemment mis en garde les chefs d'Etat des ex-Républiques soviétiques d'Asie centrale et le président chinois, Hu Jintao, contre l'influence nocive du financier américain sur la stabilité de leurs pays. Soros traverse une phase délicate en Chine.Les autorités ont annulé ses apparitions lors d'un récent voyage et surveillent de près ses fondations.

VIRULENCE ANTI-BUSH

Ces dernières années, le milliardaire a également porté son attention sur son pays d'adoption, où il finance nombre d'initiatives sociales ainsi qu'un institut qui promeut la dépénalisation des drogues douces. Cette activité a été violemment dénoncée par la droite républicaine lorsque Soros a décidé, en 2004, de se lancer dans la campagne présidentielle aux côtés des démocrates, dépensant 27 millions de dollars et prononçant des discours dont la virulence anti-Bush n'avait rien à envier aux altermondialistes. Le président de la chambre des représentants de l'époque, le républicain Dennis Hastert, a insinué lors d'un entretien télévisé que Soros était financé par des cartels de drogue. Cette année, il soutient Barack Obama mais sans s'impliquer car ce n'est "ni nécessaire ni désirable".

Soros, qui se définit comme agnostique, s'est aussi retrouvé ces dernières années en porte-à-faux avec nombre de ses coreligionnaires qui l'accusent de nier son judaïsme, de faire des analogies douteuses entre les nazis, Bush et Israël, et de flirter avec les milieux antisionistes en raison de ses dénonciations de la dérive droitière du American Israel Political Affairs Committee (AIPAC), le puissant lobby pro-israélien à Washington.

"Je ne suis pas un politicien et je suis quelqu'un qui croit passionnément qu'il faut appeler un chat un chat. Du coup, j'ai irrité beaucoup de gens au fil des ans", explique-t-il avec un sourire et un éclat dans les yeux qui en disent long sur le plaisir qu'il prend à tenir ce rôle d'iconoclaste. "La plupart des dirigeants économiques dépendent de leurs actionnaires, de leur conseil d'administration ou de leurs clients. Pas moi. Je me sens donc dans l'obligation de dire des choses que beaucoup d'autres ne peuvent pas dire."

Et une dernière affaire lui tient à c¦ur : être reconnu pour sa pensée, et non pas pour l'argent qu'il gagne et qu'il donne. Il s'est toujours rêvé, comme son père, en intellectuel de cette Mitteleuropa dont il est issu. Dans ses ouvrages (neuf depuis 1987), Soros expose invariablement sa théorie de la "réflexivité". Mais l'accueil est froid, voire hostile. Robert Solow, un Prix Nobel d'économie, se fendit ainsi il y a dix ans d'une critique au vitriol intitulée " l'amateur ". Et son fils Robert a expliqué à son biographe Michael Kaufman que les actions de son père étaient dictées plus par ses maux de dos que par un raisonnement sophistiqué.

L'homme est lucide sur ses lacunes, sur le scepticisme qui entoure ses théories ou même ses prédictions.Il a plusieurs fois annoncé des crises financières qui ne se sont pas produites et il a subi de plein fouet l'éclatement de la bulle Internet. Il admet qu'il se trompe, qu'il doute. Il sait que si ses livres se vendent, ce n'est pas parce que le public veut ruminer sur la "réflexivité" mais parce qu'il espère y glaner les secrets de sa fortune. Mais Soros poursuit avec un entêtement presque enfantin sa quête de reconnaissance. Et il pense que la crise lui donne une occasion rêvée d'être entendu. "J'ai eu la chance de gagner beaucoup d'argent et de bien le dépenser. Mais j'ai toujours voulu être un philosophe et je vais peut-être enfin en devenir un", écrit-il dans son dernier livre. Mégalomanie? "Peut-être." Difficile de penser le contraire lorsqu'il dit vouloir "être une légende". "De mon vivant plutôt qu'après ma mort", précise-t-il.



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Pourquoi il ne fait pas prendre de drogue à un rendez-vous